Leonard de Vinci

Sa vie...

L 'illustre personnage est né le 15 avril 1452 à Vinci, une petite commune proche de Florence en Toscane. Jeune, il reçoit peu d'éducation : quelques bribes de lecture, d'écriture et un peu d'arithmétique... Le jeune Leonard à 15 ans, ne laisse aucunement entrevoir l'érudit qu'il deviendra pourtant quelques années plus tard. Proche de la nature, s'intéressant à tout ce qui l'entoure, Leonard dessine des caricatures et des croquis. Un jour, son père les apporte à un ami, Andrea del Verrochio, le patron de l'un des plus prestigieux ateliers d'art de la Renaissance, qui reconnait au jeune homme un talent certain. Leonard devient son élève, suit une formation pluridisciplinaire et côtoie d'autres artistes comme Sandro Botticelli. Il travaille les dorures, le cuir, la mécanique, la menuiserie et bien sûr la peinture. Tellement satisfait de son élève, Verrochio lui laisse terminer ses toiles, un geste considéré à l'époque comme un insigne honneur... à seulement 20 ans, l'artiste commence à avoir une certaine notoriété à Florence ; à 24, il a son propre atelier, devient maître-peintre indépendant et engrange ses premières commandes.

Autoportrait - Leonard de Vinci

Autoportrait (vers 1510)

En 1481, Laurent de Médicis, le maître de Florence, propose à Leonard de partir pour Milan, l'une des villes les plus influentes de la péninsule : là-bas, il œuvrera pour Ludovic Sforza, le très puissant duc de la région, l'allié du moment de la cité florentine. Mais ce n'est pas en peinture que l'artiste s'illustrera. En effet, sa passion à lui, c'est l'ingénierie «en tous genres» : il devient «l'ordonnateur des fêtes et des décors» de la cour ducale ; en parallèle, il prend en charge l'étude du dôme de la cathédrale de Milan, travaille sur des mécanismes d'horlogerie, met au point le métier à tisser, dessine des grues, aménage des canaux... et entre temps, réussit à peindre l'un de ses plus fameux chefs d'œuvre, «la cène», sur le mur même d'un couvent dominicain de la ville. Cependant, en 1499, les troupes françaises de Louis XII prennent le duché de Milan et destituent Ludovic Sforza : Leonard doit fuir vers Venise. Là, il est employé comme architecte et comme ingénieur militaire pour contrer une hypothétique menace turque : Leonard étudie un système d'écluses devant, le cas échéant, permettre d'inonder la région... il lui vient même une idée de scaphandre !

Une machine volante

Une machine volante

1502 : le fils du pape Alexandre VI Borgia, Cesare, devenu duc, le fait venir en sa cour comme «capitaine et ingénieur général» : Leonard est responsable des principales infrastructures, forteresses, canaux, postes militaires... Il travaille également à l'étude du détournement de l'Arno avec un certain Nicolas Machiavel. Un an plus tard, il s'occupe d'armes : il est «ingénieur de guerre» à Florence... arquebuses, bombardes, mortier, balistes font alors partie de son nouvel univers. De retour dans un Milan libéré des Français, Leonard s'intéresse à l'anatomie et redonne un peu dans la peinture : il commence, en 1503, le portrait d'une femme... Mona Lisa... !

Mona Lisa ou la Joconde - Leonard de Vinci

Mona Lisa (vers 1503)

Cependant, depuis le début du siècle, les temps ont bien changé pour le grand homme. Leonard est désormais la coqueluche du roi de France Louis XII : il le suit lors de ses campagnes italiennes et redevient l'ordonnateur des fêtes données dans la capitale lombarde. A l'opposé, il tente vainement de s'immiscer dans la sphère papale mais à Rome, il a un concurrent sérieux : Michel-Ange. En 1515, le nouveau roi français, François Ier , est vainqueur dans le Milanais à Marignan... que tous les écoliers connaissent... normalement ! Désormais, le cœur de Leonard est partagé entre son attachement à sa Toscane natale et la France ... François Ier lui fait une proposition qu'il ne peut refuser : un domaine pour lui seul, le Clos-Lucé à deux pas du château royal d'Amboise, le titre de «premier peintre, premier ingénieur et premier architecte du roi» et une pension mensuelle de 700 écus, soit environ 7 000 euros... Pour le roi, «Ici, tu seras libre de rêver, de penser et de travaille». Leonard traverse les Alpes à dos de mulet avec, dans son paquetage, un cadeau pour la France : «La Joconde». À Amboise, l'imagination de Leonard ne se tarit pas : projet d'un nouveau palais, étude du canal Saône-Loire... Il aurait aussi inspiré le fameux escalier à vis du château de Chambord. Cependant, malgré cette fougue intellectuelle toujours aussi présente, la maladie le rattrape : il meurt le 2 mai 1519... des quelques 50 000 documents que Leonard a écrit, seuls 13 000 nous sont parvenus : ils ont écrit sa légende.

La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Anne - Leonard de Vinci

La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Anne (vers 1502)

S i vous voulez briller en société...

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